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L’écologie personnelle : prendre soin de son quotidien
Faire acte de présence, prêter attention, s’imprégner de ce que l’on regarde, de cet instant que l’on vit là maintenant. Contempler. Savourer. Différents mots, mais une idée commune : retrouver une qualité de présence suffisante pour que notre quotidien change de couleur.
Pourquoi vivre semble parfois si difficile ?
Je me demande à quel moment le besoin de temps pour soi est devenu une source de culpabilité. C’est vrai, si nous sommes un tant soit peu à l’écoute de nos besoins, celui de ralentir ne nous a sans doute pas échappé. Qui n’aurait pas besoin de lever pied, dans cette folle époque que nous vivons ? Personne, probablement. La fatigue mentale n’épargne personne.
Et puis un jour, on n’arrive plus à faire semblant
Lorsque l’on passe sa vie à faire semblant, à vouloir activement devenir quelqu’un que nous ne sommes pas, je crois qu’il finit par se passer quelque chose au-delà du conscient. Quand les pensées ne suffisent plus à faire entendre raison à la tête, c’est souvent le corps qui finit par dire stop.
Le facteur monde qui empêche le retour à soi
Assez tristement, je constate que, dans cette société moderne, rien n’est fait pour que les personnes qui se sentent en décalage se sentent un peu plus intégrées. Dans le monde professionnel comme dans le privé, d’ailleurs. En d’autres termes : il s’agit d’un problème systémique que nous avons intégré comme un problème individuel.
Les êtres de traverse
Pendant la majeure partie de ma vie, je pensais être la seule à tout ressentir si fort, à avoir autant d’intensité dans mes pensées. Et cette solitude-là, elle peut détruire une vie. Comment pourrait-il en être autrement ? Bien sûr qu’il y aura des conséquences à force d’essuyer des reproches disant que nous sommes trop. Trop ceci, trop cela... Trop trop trop, mais jamais assez.
Vivre à contre-soi : les ravages de la suradaptation
Pour certains d’entre nous, traverser l’existence n’a rien d’un long fleuve tranquille. Ce que je trouve le plus troublant, le plus déstabilisant, c’est cette fatigue écrasante que l’on peut ressentir.
Certains jours, j'envie les personnes simples
Je vais vous faire une confidence. Certains jours, il m’arrive encore d’envier les personnes qui traversent la vie avec plus de simplicité. Oui, je ressens de l’envie, voire de la jalousie, envers eux, mêlée de tristesse et d’épuisement émotionnel.
Je suis trop sensible : la réponse de Voltaire
La sensibilité. Ce petit mot qui dérange, qui intrigue, qui bouscule, qui met les gens si mal à l’aise... Et que dire lorsqu'on y ajoute le préfixe hyper. Mais, à travers la simplicité de ces quelques mots, Voltaire nous invite à repenser ce qui fait la véritable beauté — la valeur — d’une vie humaine.