Quand la forêt sentait la pluie
Là-bas, dans cette petite maison de bois, on n’avait pas besoin de toujours plus. On était heureux. Heureux pour rien, heureux de rien. J’ai l’impression que c’est un peu le mal des temps modernes : vouloir absolument être heureux de quelque chose, au lieu d’être heureux tout court.
Sans beauté, mon cœur se meurt
La beauté coexiste avec le désespoir, sans intention aucune de l’estomper. Elle n’a pas le pouvoir de dissiper les nuages de la vie, aussi attrayante que soit cette idée, mais elle peut tout de même rendre la vie plus légère.
Peut-être que nos idées ont simplement besoin de silence pour prendre forme
Dès le réveil, nous sommes submergés à un tsunami d’images et de mots non sollicités. Avec des conséquences que l’on sous-estime largement.
Ce que ça change de se réconcilier avec soi-même et d’exister en entier
Je me souviens que, au cours de ma quête identitaire, je me demandais : comment sait-on que l’on s’est réconcilié avec soi-même ? Je pensais que ça changeait forcément tout (et ça me faisait peur).
Et puis un jour, on n’arrive plus à faire semblant
Lorsque l’on passe sa vie à faire semblant, à essayer de devenir quelqu’un d’autre, je crois qu’il finit par se passer quelque chose au-delà du conscient. Et un beau jour, un petit vent de révolte souffle en nous, qui nous chuchote : ça suffit.
Quand le monde nous éloigne de nous-mêmes
Dans cette société, rien n’est fait pour que les personnes un peu “différentes” éprouvent l’envie de s’intégrer. Résultat ? Beaucoup de souffrance pour ces êtres qui se sentent déjà profondément à part — en marge. Il serait temps de faire bouger les lignes.
Vivre à contre-soi : les ravages de la suradaptation
La fatigue d’exister, ou quand la vie semble peser une tonne. Cette fatigue-là, elle est profonde, envahissante. Être fatigué de la vie, sans pourtant avoir de raison claire à apporter à ce pourquoi silencieux.
Ces jours où on envie les personnes “simples”
Faire le deuil d’une version plus simple de soi, c’est difficile et douloureux. Et même quand on a appris à s’aimer en entier, la vérité, c’est que certains jours, on s’aimera quand même un peu moins.